Affrontements de jeunes adolescents à l’issue fatale, règlements de comptes, ces dernières semaines des événements tragiques ont marqué les esprits en Île-de-France, sans pour autant masquer la violence systémique du quotidien. Mais comment avons nous pu nous retrouver dans une telle situation ?

Pour cela il faut remonter au 14 septembre  2009 lorsque le décret 2009-898 pris par le président Nicolas Sarkozy entre en vigueur. Sous la houlette de Frédéric Péchenard, Directeur Général de la police nationale aujourd’hui vice-président de la région Île-de-France auprès de Madame Valérie Pécresse, ce décret élargit les compétences de sécurité et de paix publiques de la Préfecture de police aux départements de la petite couronne. Mais hélas la baisse des effectifs drastique de près de 10 000 agents au Ministère de l’intérieur empêche sa mise en application.

Avec l’élection de François Hollande nous aurions pu nous attendre à un changement de paradigme, il n’en a rien été !

 En septembre 2012, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, va déployer ce dispositif sans remettre à niveau les effectifs. Résultat ? Les  tâches sont diffuses, élargies à l’extrême sur des zones de la petite couronne totalement remodelées ! Dans notre cas le Kremlin-Bicêtre, Villejuif, Arcueil et Cachan sont regroupées et confiées à un nombre d’agents inférieur proportionnellement à celui d’un arrondissement de la capitale. Le nombre de fonctionnaires de police ne correspond donc en rien à la sociologie de cette zone et il en est de même pour de nombreuses zones de la petite couronne.

Quand l’Etat supprime des postes d’agents pour appliquer ses tâches régaliennes, la sécurité ne peut être satisfaisante. Résultat : une explosion de violences pour des crimes et délits de toute nature.

Malgré tous les commentaires nauséabonds, on se doit de noter que depuis 4 ans, le budget de la nation a voté une augmentation annuelle de crédits pour combler les lacunes du passé.

En 5 ans, 10 000 emplois dédiés à la sécurité sont créés.

Malgré la volonté de l’Etat de reprendre la main, les collectivité locales ne peuvent tout attendre d’une politique nationale en dents de scie, avec une évidente inertie dans les évolutions ! Pour éviter une situation inextricable, tout doit être mis en œuvre au niveau local de façon pragmatique et constructive, en lien direct avec les autorités de police, main dans la main avec les acteurs de terrains, les associations, et les oppositions pour le bien être de l’ensemble de nos concitoyens et le bien vivre ensemble, tant vanté mais indissociable d’une ambiance calme et apaisée !

Alain Ospital, élu du groupe En Avant Cachan !


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